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Masters : Matsuyama, un dieu dans l’histoire

Masters : Matsuyama, un dieu dans l’histoire
Adulé dans son pays comme un dieu, Hideki Matsuyama a offert le sésame ultime aux fans de golf nippons, en gagnant le Masters, dimanche, devenant le premier Japonais à remporter un Majeur.

Il avait l’étoffe d’un vainqueur de Grand Chelem depuis déjà quelques années. Quelques fois proche du graal, il n’avait jamais parvenu à l’atteindre avant ce dimanche 11 avril, à l’Augusta National Golf Club.
Alors que l’Anglais Justin Rose menait la troupe au terme des deux premiers tours du Masters (-7), le Japonais Hideki Matsuyama sonnait la charge au Moving Day en donnant un coup de massue au redoutable parcours d’Augusta National, avec une carte de 65. L’actuel 25e joueur mondial avait notamment réalisé un retour d’anthologie, en enquillant 4 birdies et un eagle, entre le 11 et le 18, pour un total de -11.
Sachant que le Masters se gagne dans les 9 derniers trous, comme ont l’habitude de le dire les connaisseurs, le Japonais avait son destin en main, non sans oublier qu’à Augusta, aucun jour ne ressemble à un autre.
Avec 4 coups d’avance sur son partenaire de jeu dimanche, l’Américain Xander Schauffele (-7), Matsuyama avait une belle marge de manœuvre que le Japonais ne s’est pas privé d’augmenter à 5 coups, avec deux birdies successifs aux 8 et 9.
Les dés semblaient jetés avant l’Amen Corner, qui relançait cependant un peu le suspense. Jouant tout en maîtrise jusqu’ici, Matsuyama envoyait sa balle dans l’eau derrière le green du 15. Avec un bogey, il a vu Schauffele revenir à deux coups mais ce dernier se sabordait au trou suivant, en concédant un triple bogey au 16.

 
Masters :  Matsuyama, un dieu dans l’histoire
Une victoire pour les jeunes Japonais
A l’attaque du 18, alors que Hander Schauffele avait déjà enterré ses chances de victoire, Hideki Matsuyama avait toujours deux coups d’avance, cette fois sur le jeune Américain Will Zalatoris (-9 au clubhouse), auteur d’un beau Masters pour sa première participation.
Toutefois, le play-off espéré n’aura pas eu lieu, puisque malgré une balle dans le bunker suivi d’un bogey, le Japonais Hideki Matsuyama s’était adjugé la veste verte (-10). Les Américains Xander Schauffele et Jordan Spieth, eux, se sont partagé la 3e place à -7.
« Quand le dernier putt est rentré, je ne pensais vraiment à rien. Mais quand j'ai serré Xander dans mes bras, j'ai vu mon caddie, Shota, et je l'ai serré dans mes bras, j'étais heureux pour lui parce que c'était sa première victoire avec moi. Et puis ça a commencé à rentrer en moi, cette joie d'être un vainqueur du Masters », a commenté Hideki Matsuyama, considéré comme un dieu au Japon, bien avant de définitivement rentrer dans l’histoire, en devenant le premier Japonais à remporter un Grand Chelem.
Matsuyama, qui ne dit pas non à l’idée d’être porte-drapeau de son pays aux JO, de poursuivre : « J'ai remporté le premier titre majeur (masculin) au Japon, mais cela ne fait pas spécialement le plus grand joueur japonais de l'Histoire. C'est excitant de penser qu'il y a beaucoup de jeunes au Japon qui nous regardent aujourd'hui. J'espère que dans cinq ou dix ans, lorsqu'ils seront un peu plus âgés, certains d'entre eux joueront au plus haut niveau mondial ».

De grosses pointures manquent le cut
Sa veste verte lui a été remis par le dernier vainqueur du Masters, Dustin Johnson, comme le veut la tradition. L’Américain a manqué le cut, tout comme d’autres grands joueurs du circuit comme l’Irlandais Rory McIlroy, l’Australien Jason Day, l’Américain Brooks Koepka ou encore l’Espagnol Sergio Garcia.
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