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Temps durs pour le golf marocain

Temps durs pour le golf marocain
La pandémie du COVID-19 n’épargne pas le secteur golfique marocain. Privés de la clientèle internationale avec la fermeture des frontières, les golfs ont du mal également à attirer les joueurs locaux.

Il y a quelques semaines, votre magazine Golf du Maroc, a sondé différents directeurs de golf à travers le pays pour s’enquérir de la situation du secteur, après le dé confinement et la réouverture des parcours. Tous avouent, quasiment sans exception, que les temps sont durs.

« A Marrakech, c’est la catastrophe », nous répond sans détour Nicolas Barraud, directeur du Golf Al Maaden. « J’ai entre 4 et 8 joueurs par jour. Les gens n’ont pas le droit de venir à Marrakech et la majorité des golfeurs de la ville sont partis soit au nord, soit en France », expliquait Nicolas Barraud, joint au téléphone par nos soins, il y a quelques semaines.

La fermeture des frontières a en effet mis un coup d’arrêt au golf dans la cité ocre car la clientèle habituelle des golfs était majoritairement composée de touristes. Pour mesurer davantage l’ampleur du coup porté au secteur à Marrakech, Nicolas Barraud soutient que « nous avons fait une offre spéciale pour tous les golfs de Marrakech et ça n’a pas marché. C’était une offre à 3.000 DH pour jouer dans tous les golfs et seules deux personnes y ont souscrit ».

A Agadir, l’activité golfique ne s’en porte pas mieux. « Actuellement, on tourne autour de 10 à 15% de la fréquentation habituelle mais c’est mieux que de rester fermé. Il n’y a pas vraiment d’activités en ce moment, avec la fermeture des frontières », nous affirme Noura Lafnoune, directrice d’exploitation du Golf de l’Océan. Pour attirer plus de clients locaux, le golf a lancé une offre promotionnelle alléchante avec « un gree-fee à 400 DH que ce soit pour un 9 trous ou un 18 trous ».

Moins d’effets à Casablanca

A Casablanca, les golfs s’en sortent un peu mieux comme l’illustre Fayçal Serghini, directeur du PalmGolf Casablanca. « La fréquentation du golf n’est plutôt pas mal vu les restrictions qui ont été mises en place et que l’on applique à la lettre ». Et de poursuivre, « nous avons fait une offre pour l’été à 3.000 DH comprenant le green-fee et la voiturette, du 1er juillet au 30 septembre, et croyez-moi, c’est une très belle offre ».

A Ifrane, même son de cloche qu’à Marrakech et Agadir. « La fréquentation a diminué forcément. Avec la fermeture des 8 villes (ndlr, fin juillet), c’est compliqué parce que notre clientèle venait de Rabat, Casablanca, Fès et Meknès. Aujourd’hui, c’est de plus en plus compliqué de se déplacer mais l’activité golfique continue surtout les week-ends », assure Romain Pourveer, directeur Michlifen Golf & Country Club.

Alors pour convaincre la clientèle locale, le golf multiplie les offres. « Nous avons plusieurs offres qui allient green-fee et restauration avec des tarifs attractifs. Par exemple, il y a l’offre Back to Nature (retour aux sources) à 600 DH. Elle inclut le green-fee (18 trous), la voiturette et 30 minutes d’analyse de swing Trackman avec notre Pro PGA diplômé d’Etat Adrian Caltagirone », souligne Romain Pourveer. D’autres offres sont dédiées aux débutants et aux aguerris.

Face à la baisse de la fréquentation et globalement aux temps durs occasionnés par la pandémie du COVID-19, les golfs marocains rivalisent d’ingéniosité pour maintenir leur activité, en attendant des jours meilleurs (plus développement dans le prochain numéro de votre magazine à paraître).

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