Soudal Open : le grand retour de Richard Sterne

Soudal Open : le grand retour de Richard Sterne

À Schilde, en Belgique, le Soudal Open a offert un scénario que le golf sait parfois écrire mieux que personne. Treize ans après son dernier succès sur le circuit européen, Richard Sterne a retrouvé le goût de la victoire au terme d’un dimanche renversant, confirmant qu’en golf, l’expérience et la patience restent souvent des alliées précieuses. 

Sur le tracé du Rinkven International Golf Club, le Soudal Open, disputé du 21 au 24 mai 2026 dans le cadre du DP World Tour, semblait pourtant promis à un autre scénario. À l’entame du dernier tour, le Sud-Africain Richard Sterne accusait cinq coups de retard sur son compatriote Zander Lombard, solide leader après trois journées maîtrisées. 

Mais le dernier acte a rappelé combien rien n’est jamais acquis sur les derniers trous. Auteur d’un 66 final (-5) après des cartes de 64, 68, 68 et 66, Sterne a progressivement grignoté son retard avant de faire basculer le tournoi dans le money time. Un birdie au 16 puis surtout un eagle au 17 lui ont permis d’établir la marque à -18 total (266) et de prendre provisoirement les commandes. 

Derrière lui, Zander Lombard, en quête d’un premier titre sur le DP World Tour, a vu son avance se dissoudre sur le retour avec un bogey au 13 puis un double bogey au 14 avant de céder définitivement du terrain dans les derniers trous. Sterne, lui, concluait avec sang-froid pour signer son septième succès sur le circuit européen, le premier depuis le Joburg Open 2013. 

À -16, six joueurs se partagent finalement la deuxième place : Marcus Armitage, Jorge Campillo, Kota Kaneko, Marcus Kinhult, Jacob Skov Olesen et Victor Perez, illustration d’un tournoi particulièrement dense jusqu’au bout. 

Au-delà du trophée et du chèque du vainqueur (402 686 €), cette victoire marque surtout le retour d’un joueur que les blessures avaient longtemps éloigné des sommets. À 44 ans, Richard Sterne rappelle qu’une carrière ne se résume jamais à ses périodes de silence — et qu’en golf, certaines histoires prennent parfois plus de temps que prévu avant de retrouver leur plus belle trajectoire.