Le Royal Mansour Casablanca, mythique palace des années cinquante, brille de nouveau dans le ciel de notre capitale économique, pour le plus grand bonheur des Casablancais à qui il avait infiniment manqué ! Véritable démonstration de l’art de vivre marocain - ressuscité avec toutes les attentes modernes - il se dresse fièrement comme un symbole de renaissance culturelle et de luxe intemporel, o rant à ses visiteurs une expérience qui honore le passé tout en célébrant le présent.
Retour vers le passé
Inauguré en 1953, époque où la ville était le carrefour des cultures et des influences inter- nationales, le premier hôtel 5 étoiles de Casa- blanca était alors le rendez-vous de tout ce que le monde comptait de célébrités et de fins connaisseurs. L’hôtel offrait à ses hôtes des salons élégants et des chambres du dernier chic dans une atmosphère imprégnée du luxe et de la sophistication de l’époque. Il renaît enfin de ses cendres, après huit ans de travaux. La fa- çade de l’édifice réalisée par l’architecte Emile- Jean Duhon a, bien sûr, gardé sa silhouette d’origine mais d’autres éléments originels, clin d’œil du passé, ont également été ressuscités. Ainsi le Patio rappelle le Jardin d’Hiver d’autre- fois, les indicateurs d’étage sont des cadrans à aiguilles, comme autrefois, et le monumental escalier en colimaçon où Sean Connery et Charles Aznavour ont été pris en photo a retrouvé sa place près du bar. Comme l’uniforme des voituriers et des grooms personnification d’une esthétique rétronostalgique la décoration empreinte au style Art Déco quelques unes de ses plus belles caractéristiques.
Une décoration, chef-d’œuvre d’équilibre
La griffe « Royal Mansour » étant réputée au delà de nos frontières comme une icône d’élégance et de savoir-faire, la décoration du Royal Mansour se devait d’être parfaite. Et elle l’est ! Partout, les volumes sont majestueux ; les formes douces et galbées ; le bois, le marbre et le laiton, triomphants.
La réception est immense, et grandiose l’œuvre monumentale de l’artiste Charles Kalpakian qui y trône ! Représentation impressionnante d’une carte stylisée de Casablanca vue du ciel, en verre, miroir, laiton et cuivre, travaillée comme une marqueterie contemporaine, aux accents années trente. En toile de fond, d’im- menses baies vitrées ouvrent sur le Patio, conçu - par l’artiste paysagiste Luis Vallejo - comme un jardin andalou entre oliviers et palmiers.
Le lobby abrite également un immense aqua- rium, asile coloré de centaines de poissons. Comme un écho à cette faune amusante, 600 silhouettes de poissons en cristal de Bohême virevoltent dans les airs, suspendus au plafond par 3000 tiges de fibre de verre et illuminés par 149 lucioles, écho aux 149 clés du Royal Mansour Casablanca. Des centaines d’œuvres d’art contemporain signées d’artistes du monde entier s’égaillent dans les couloirs des étages ou dans les chambres.
Les chambres, justement, tiennent toutes les promesses d’élégance, et même de démesure, portées par le RM. Suites, duplex, triplex dé- clinent tous une version modernisée du style Art Déco autour du marbre, d’essences de bois nobles, de riches étoffes et de tapis aux motifs géométriques. Rien n’est trop beau pour le confort des hôtes et quelques détails n’en sont pas comme les salles de bain en marbre gris et verre facetté avec sol chauffant, biblio- thèques aux ouvrages choisis ou objets de décoration chinés dans le monde entier. Une mention toute particulière pour la suite Royale et ses 4 chambres étalées sur 1200 mètres carrés, sa salle de cinéma, son fitness, son spa avec hammam et son jardin suspendu au 24e étage, accessible grâce à un ascenseur privé. Quand on vous parlait de démesure...
And the winner is... Casablanca
Profondément ancré dans sa destination, le Royal Mansour rend hommage à l’identité de Casablanca, la trépidante, et célèbre cette passionnante ville qui ne ressemble à aucune autre. Délibérément urbain, son concept décline à l’infini l’idée de lien. Lien entre le glorieux passé du palace et la modernité, entre la mer et la terre, la folie douce et le calme retrouvé, à l’image des contrastes de Casablanca, labo- ratoire à ciel ouvert des styles architecturaux du XXe siècle. Une de ses plus belles expressions se retrouve dans les assiettes des différents restaurants du palace. Du Patio jusqu’à la Grande Table Marocaine au 23e étage, en pas- sant par la Brasserie signée Eric Fréchon, Le RM fait place à une cuisine ouverte sur le
monde, inspirée par la cité blanche : cité tour- née vers la mer et l’ailleurs, magnifique creuset de métissage des cultures. Tous les plats valent le déplacement mais nous retiendrons ici la « M’quila de petites pêches des côtes de Casablanca », plat traditionnel des pêcheurs casaouis magnifié par la maestria du chef marocain Karim Ben Baba.
Ce sanctuaire qui tombe à pic
Pour toutes ces fois où l’envie montait, inexorable, de découvrir l’endroit qui deviendrait votre sanctuaire rêvé, le Royal Mansour a ima- giné un espace s’étendant sur plusieurs étages, exclusivement dédié au plaisir de prendre soin de soi. Marbre du sol au plafond, réchauffé par les boiseries les plus opulentes, le spa du RM s’étend sur 2500 mètres carrés et propose hammam, sauna et salon de coiffure siglé Léonor Greyl. Les soins du visage et du corps sont assurés par des professionnelles rompues aux dernières techniques comme celles du la- ser à froid ou de l’Indiba. Mais le bijou incontestable de ce temple du bien-être demeure le bassin de nage à contre-courant qui se déploie sous une splendide verrière et semble suspendu au-dessus de la ville.
Casablanca a retrouvé son trésor. Dans ce palace aux allures de bijou glamour, chaque alcôve, chaque espace, chaque recoin murmure des promesses de luxe et de sérénité. Vous étiez avides de beauté, au Royal Mansour Ca- sablanca vous pourrez presque croire en l’éternité... Réapprendre à rêver... Finalement, c’est un peu ça que nous offre le Royal Mansour, de la plus séduisante façon qui soit !