Dans un monde de brutes, il fallait bien qu’un designer imagine l’ultime refuge : un fauteuil-ours. Alexandre Ligios l’a fait. Teddy, sa dernière création, est un siège qui ne se contente pas d’être beau – il vous enlace. Recouvert d’un velours mordoré de Casamance, il évoque moins un objet qu’un compagnon : massif, tendre, un peu déraisonnable, donc forcément attachant.
Le clin d’œil est évident : on n’a jamais eu autant besoin de confort, de chaleur, d’un geste presque maternel. Ici, le design ne joue pas au concept froid, il assume le câlin géant. Et pourtant, la pièce garde toute la rigueur sculpturale de Ligios, ce mélange de ligne contemporaine et de sensualité assumée.
La vraie force de Teddy ? Son âme marocaine. Façonné main dans la main avec un maître tapissier de Marrakech, il porte en lui l’intelligence artisanale, ce savoir qui transforme un fauteuil en présence vivante.
Bref, Teddy, c’est l’ours qu’on adopte. Le fauteuil de dingue qu’il fallait inventer. Un câlin de velours dans un salon design.
M.C
