Particulièrement en forme depuis le début de la saison, le jeune golfeur amateur marocain Adam Bresnu réalise des résultats très prometteurs aux Etats-Unis où il suit un programme sport-étude. Accrédité de deux victoires, il a accepté de revenir sur son parcours dans cette interview.
GDM&S : Vous avez 20 ans aujourd’hui. A quel âge avez-vous commencé le golf et dans quel club ? Adam Bresnu : J’ai tapé mes premières balles à l’âge de 2 ans au Golf du Stade Français à Paris où mon père était professeur de golf. Je l’accompagnais quand il allait donner des cours. Et comme j’étais le seul bébé à jouer au golf à l’époque au sein du club, ils ont créé une académie qui s’appelle Baby Golf, un peu grâce à moi et j’y vais encore aujourd’hui dès que j’en ai l’occasion.
GDM&S : Qu’avez-vous appris de ces premiers pas au golf et qui vous guide encore aujourd’hui dans votre parcours de joueur ?
A.B : Quand j’étais enfant, j’adorais le putting et le chipping et aujourd’hui, en m’entraînant, je prends toujours autant de plaisir à faire du chipping et du putting. Jouer au golf, c’est prendre du plaisir d’abord même si maintenant c’est devenu pour moi un travail que j’effectue avec amour et passion.
GDM&S : Vous êtes étudiant à Odessa College au Texas, aux Etats-Unis, comment se passe quotidiennement votre programme sport-étude ? A.B : Mon programme sport-étude se passe très bien. Le matin, nous allons au golf de 8h à 12h et l’après- midi, nous allons en cours, entre 14h et 17h. Nous avons un emploi du temps bien aménagé pour pratiquer le golf. Chaque jour, je rentre à la maison vers 18h, je fais mes devoirs avant d’aller au lit.
Nous allons également à la salle de sport, trois fois par semaine mais, personnellement, j’y vais davantage.
GDM&S : Vous avez remporté cette année deux tournois aux Etats-Unis : le TankLogix & Tall Exploration Collegiate et le Midwestern State Invitational. Comment avez-vous construit ces victoires et quel bilan tirez- vous de votre saison jusqu’ici ?
A.B : Le premier semestre à Odessa College a été un peu compliqué mais j’ai appliqué la formule que j’aime bien : trust to the process. Quand mes potes sortaient en soirée, je n’y allais pas avec eux ; je m’entraîne plus. On va donc dire que c’est ce qui a fait la différence. C’est aussi beaucoup de travail. J’en profite pour remercier mon coach, Brad Stracke (Head Coach Golf d’Odessa College, NDLR) car il est juste formidable, il m’a beaucoup aidé.
Je suis content de ce que j’ai réalisé depuis le début de la saison mais je peux encore faire mieux. C’est important de gagner des tournois amateurs aux Etats- Unis mais le plus important pour moi est de le faire chez les professionnels. Je pense que je suis sur la bonne voie et voir que je peux rivaliser avec les meilleurs joueurs américains est très positif d’autant que cela montre également qu’au Maroc, nous avons un très bon niveau.
GDM&S : Que vous apporte justement le programme sport-étude « Road to the Tour » mis en place par la Fédération Royale Marocaine de
Golf et que vous n’aviez pas au Maroc ?
A.B : Je crois que l’environnement est beaucoup plus adapté ici. Il y a également une mentalité qui est très différente et je pense que tous les joueurs internationaux qui sont venus aux Etats-Unis s’accordent à le dire. Après, il faut s’entourer d’un bon encadrement. J’ai un très bon staff au Maroc et j’en suis ravi. La valeur ajoutée, en venant ici aux Etats-Unis, c’est de pouvoir me confronter aux meilleurs joueurs. J’en profite pour remercier la Fédération Royale Marocaine de Golf et à sa tête son Président, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, pour tout le soutien qu’elle m’apporte. Mon objectif est de devenir pro et de faire partie des meilleurs joueurs du monde, si ce n’est d’être le meilleur joueur du monde.
GDM&S : Sportivement, qui est votre idole et qu’admirez-vous chez lui ?
A.B : C’est Tiger Woods mon idole. Pour moi, il est le meilleur sportif de tous les temps, toutes disciplines confondues. Il est bourré de talent et il n’empêche, il travaille énormément. Il a une mentalité de tigre. Je m’inspire beaucoup de lui et sur le parcours, je travaille sur ça avec ma coache mentale. Quand j’arrive sur un green, je me dis : pense comme Tiger Woods ; pense que tu vas rentrer la balle à chaque fois et c’est ce que j’essaie d’appliquer. C’est un peu grâce à Tiger Woods que je joue au golf et je crois que c’est le cas pour beaucoup de golfeurs.