5 CHOSES A SAVOIR sur : Miguel Ángel Jiménez

5 CHOSES A SAVOIR sur : Miguel Ángel Jiménez

À l’heure où le Trophée Hassan II s’apprête à célébrer son 50e anniversaire au Royal Golf Dar Es Salam, du 18 au 24 mai 2026, Miguel Ángel Jiménez s’impose comme l’une des figures attendues. Tenant du titre, l’Espagnol incarne longévité et panache. Cinq repères pour saisir le parcours de « The Mechanic ».

1 - Des débuts loin : des parcours dorés

Né le 5 janvier 1964 à Churriana, près de Málaga, Miguel Ángel Jiménez ne vient pas du sérail. Issu d’une famille modeste, il découvre le golf à 15 ans comme caddie au Torrequebrada Golf Club, où son frère aîné l’initie au jeu. Marqué par Seve Ballesteros, mais aussi Sandy Lyle et Sam Torrance lors de l’Open d’Espagne 1979 disputé sur ce parcours, il choisit alors de s’y consacrer pleinement. Passé professionnel en 1982, il décroche sa carte sur le circuit européen en 1988, après cinq tentatives.

2 - Un monument : du golf européen

Jiménez s’est construit l’un des plus solides palmarès du golf espagnol moderne. Il compte 21 victoires sur le DP World Tour, où il a longtemps détenu le record du nombre d’apparitions avec 721 départs. En 2014, en remportant l’Open d’Espagne à 50 ans et 133 jours, il est devenu le premier joueur de plus de 50 ans à s’imposer sur le circuit européen, prolongeant encore son image d’inusable compétiteur. Sa première victoire sur le circuit remonte à 1992 (Piaget Belgian Open), et son palmarès s’étend sur trois décennies.

3 - Un homme : de Ryder Cup

Avant même son aventure senior, Miguel Ángel Jiménez s’était imposé comme une figure familière de la scène européenne. Il a disputé quatre Ryder Cups en tant que joueur, remportant deux de ces éditions. Il a également servi de vice-capitaine lors de l’édition 2012 remportée par l’Europe sous la houlette de José María Olazábal. Cette place dans l’histoire récente du golf européen a renforcé son statut de joueur respecté bien au-delà de ses titres, grâce à son tempérament, son expérience et sa capacité à durer au plus haut niveau. 

4 - Une seconde carrièr : presque aussi brillante

Passé chez les seniors, l’Espagnol n’a rien perdu de son mordant. Il compte à ce jour 14 victoires sur le PGA TOUR Champions (186 départs), dont trois titres majeurs seniors : le Regions Tradition en 2018, le Senior Open Championship la même année sur le Old Course de St Andrews, et le Kaulig Companies Championship en 2025. Au Maroc, sur le Trophée Hassan II, tournoi du circuit américain PGA Tour Champions, il a enrichi ce chapitre d’un succès en 2025 à Rabat, sa 14e victoire sur le circuit senior, acquise avec un score de -11 et un eagle décisif au 17e trou. En mai 2026, il reviendra donc à Dar Es Salam avec l’étiquette de tenant du titre, dans une édition anniversaire particulièrement symbolique.

5 - «The Mechanic»,:  un style à part

Chez Jiménez, le jeu ne se dissocie jamais d’une allure. Son surnom, «The Mechanic», renvoie à ses années de jeunesse passées dans un atelier automobile. Avec son célèbre échauffement en tire-bouchon sur le green, sa queue-de-cheval, ses cigares cubains, son goût des Ferrari et des grands vins de Rioja et sa manière très personnelle de “rengainer” le putter après un birdie, il a façonné une silhouette immédiatement reconnaissable. Rarement un joueur aura autant cultivé une identité sans jamais la dissocier de la performance. Ses dix trous-en-un sur le DP World Tour participent aussi à cette légende singulière.