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Notre ladie proette marocaine au circuit européen de Golf(LET)
Maha HADDIOUI
Je me sens plus motivée que jamais

   
 

Après sa participation à quelques tournois du circuit européen, Maha Haddioui s’est offert, durant les fêtes de l’Aïd El Kebir, un peu de répit pour voir sa famille, profiter du beau temps de Marrakech et s’entraîner à son maillon faible : le putting. Accompagnée de sa sœur Nezha, Maha Haddioui, complètement métamorphosée et mature, a répondu à nos interrogations dans une ambiance décontractée.

Comment avez-vous vécu ces premières expériences sur le LET (Ladies European Tour) ?

Je ne suis pas déçue, même si après avoir passé deux cuts sur cinq tournois, je savais que je pouvais faire mieux. Je manquais d’expérience pour me gérer, mais maintenant je me sens plus motivée que jamais. Pour clore la saison 2011, je dois encore participer à deux tournois et préparer l’épreuve des cartes d’accès au LET. Lors de ma dernière compétition à Paris, au Lacoste Ladies Open de France, je n’étais pas prête mentalement à cause justement de mes faiblesses au putting. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me trouve à Marrakech pour pouvoir profiter des conseils précieux de mon coach Jean-Paul Oudin, nouveau directeur du Palmeraie Golf Palace. J’en profite d’ailleurs pour remercier le PGP de m’offrir l’accès à la salle de sports et au parcours de golf.

Comment faites-vous pour gérer, seule, vos déplacements, vos séjours et vos inscriptions aux compétitions du LET ?

C’est l’Association du Trophée Hassan II (ATH) qui se charge du financement et de la logistique au Maroc. Une fois à l’extérieur du pays, je me charge  personnellement de ce travail. Grâce à Internet, j’arrive à régler de nombreux problèmes.

 Outre l’ATH, pensez-vous faire appel au soutien d’un ou deux sponsors pour vous aider ?

C’est effectivement mon souci permanent. Il est identique à celui de toutes les proettes du Tour féminin. Pour le moment, je dois réussir mes cartes au circuit européen féminin. C’est le sésame indispensable pour prétendre solliciter des sponsors. Déjà, je reconnais que j’ai une chance inouïe que l’ATH me soutienne.

Votre volonté de réussir ne semble pas entamer par la difficulté d’exercer le métier de golfeuse professionnelle ?

Absolument, je sais que la vie de golfeuse professionnelle est difficile. Comme passer deux semaines d’entraînement à raison de 8 à 10 heures d’exercices physiques et de golf par jour, ou de faire de mauvais scores, ou de manquer le cut d’un tournoi. C’est dans ces moments-là que le mental entre en jeu. Le golf est ainsi, tantôt généreux, tantôt capricieux. Il faut s’obstiner à réussir et vaincre les difficultés.

Actuellement, vous êtes la tête de proue du golf féminin marocain. Quels conseils donneriez-vous à celles qui voudraient suivre votre itinéraire professionnel ?

Ce n’est pas sorcier, il faut travailler et encore travailler. Ce n’est qu’en s’entraînant physiquement et golfiquement qu’on obtient de bons résultats. Et quand ces derniers tardent à venir, il faut s’armer de beaucoup de patience et ne pas oublier que le golf est d’abord un sport mental avant d’être un sport d’adresse.