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ABDELAZIZ TALBI
TRESORIER DE LA FEDERATION ROYALE MAROCAINE DE GOLF
«Race to Rio 2016, pour que le rêve devienne réalité»

   
  Décrivez-nous en quelques mots votre parcours professionnel ?
   
 


Brièvement, je suis expert-comptable de formation. Après des études supérieures et une expérience professionnelle en France pendant une dizaine d’années, je suis rentré au Maroc où j’ai fait une longue carrière au ministère des Finances.

Mes dernières fonctions au sein de ce Département étaient celles de directeur des entreprises publiques et de la privatisation. Puis, j’ai récemment créé mon propre cabinet d’expertise comptable, d’audit et de conseil.

   
  Comment êtes vous arrivé au golf ?
   
 

Je me suis un peu lassé du tennis que j’ai pratiqué pendant plusieurs années. Je voulais faire un sport différent. Je suis arrivé au golf grâce à des amis et collègues de travail qui m’en ont loué ces qualités. J’ai alors passé beaucoup de temps à suivre et observer les joueurs au Royal Golf Dar Es-salam. Je me suis spontanément épris pour ce sport, vu qu’il se joue sur les plus beaux sites du monde et qu’il a comme règle de base le respect des autres joueurs et de la nature.

   
  Aujourd’hui, vous être le trésorier de la Fédération Royale Marocaine de Golf. D’où proviennent ses ressources ?
   
 

La FRMG reçoit, outre les licences des clubs qui lui sont affiliés, une subvention annuelle du ministère de la Jeunesse et des Sports. La Fédération arrive également à mobiliser des contributions auprès de sponsors, de l’Association du Trophée Hassan II de Golf (ATH), et des droits de participation aux compétitions. Mais comme vous pouvez l’imaginer, ses ressources restent très insuffisantes par rapport aux besoins et aux missions que la FRMG se doit d’assumer.

   
  Comment la FRMG prépare t-elle la participation du golf marocain aux jeux olympiques 2016 au Brésil ?
   
 

La FRMG a préparé un document intitulé « Race to Rio 2016, pour que le rêve devienne réalité » qui traite de l’état des lieux du golf en tant que sport au Maroc et comporte des axes stratégiques, un plan d’action et un budget pluri-annuel couvrant la période 2010-2016. Ce document a fait l’objet d’un premier examen par le Comité Directeur de la FRMG qui s’est tenu le 20 novembre 2009 et a été présenté au Ministère de tutelle. La Commission Sportive de la FRMG a été la cheville ouvrière dans la préparation de ce plan et déploiera, avec les autres organes de la Fédération, d’intenses efforts pour son implémentation. Bien entendu, parmi les actions prioritaires qui seront engagées figurent la mise en place d’une structure technique et administrative permanente et les recrutements d’un Directeur Technique National (DTN), d’un entraîneur national et d’entraineurs de jeunes.

   
  L’Union Maghrébine de Golf vient d’être créée. Quelles sont ses chances de réussite ?
   
 

La création de cette institution est une nouvelle pierre à la construction de l’édifice maghrébin. Elle ne peut que raffermir les liens naturels qui existent entre les peuples de cette région et, par la même, développer le sport golfique grâce aux échanges d’expérience et d’expertise entre les institutions, les clubs et les joueurs. Je voudrais cependant souligner les grandes disparités caractérisant ce sport dans les quatre pays maghrébins (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) disposant d’une Fédération de Golf et qui se trouvent à des degrés de développement de ce sport très différents. Quant à la Mauritanie, elle rejoindra l’Union dès qu’elle créera sa propre Fédération de golf. Le Maroc est de loin le plus en pointe en tous points : histoire et ancienneté de la pratique, nombre de parcours, de licenciés, de clubs, cadre institutionnel et organisationnel… C’est le modèle à suivre même si notre pays a encore beaucoup de chemin à parcourir. Et lors de l’assemblée constitutive de l’Union qui s’et tenue à Tunis fin mai dernier, des actions prioritaires ont été retenues, en particulier l’organisation de championnats maghrébins de golf et l’élaboration d’un programme unifié de formation aux métiers du golf.

   
  Quelles sont vos suggestions pour une véritable politique de développement du golf marocain ?
   
 

Tout d’abord, la politique de développement du sport golfique se doit d’être à la hauteur des Hautes Orientations données par Sa Majesté le Roi, que Dieu le Glorifie, aux Assises nationales du sport de Skhirat en octobre 2008 et traduire la politique voulue par SAR le Prince Moulay Rachid, Président de l’ATH et Vice-Président d’Honneur de la FRMG. Aujourd’hui et grâce à la convention signée le 18 mars 2010 entre le Ministère, la FRMG et l’ATH, le sport golfique dispose d’une véritable feuille de route sur la période 2010-2013. Cet accord tripartite traduit et développe la synergie et la complémentarité qui existent entre les deux institutions : la FRMG, outre son rôle de régulateur du sport golfique, intervient en particulier au niveau des compétitions de golf à caractère national alors que l’ATH organise le Trophée Hassan II et les compétitions internationales qui lui sont rattachées. Grâce à ces entités et à la forte implication des clubs, nous espérons voir éclore de nouveaux et jeunes talents. Je voudrais mettre l’accent sur le rôle à jouer par la FRMG et l’ATH pour la création d’écoles pour les jeunes au niveau des clubs, la présélection de joueurs de talent et la création de l’Académie Nationale de Golf. C’est l’un des axes majeurs et prioritaires durant les prochaines années.