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  Interview avec Marwane Chemseddine
ENTRAINEUR ET CAPITAINE D’EQUIPE DU ROYAL GOLF D’AGADIR «Nous manquons de compétitions à Agadir»
   
  Comment est organisée l’école de golf au Royal Golf d’Agadir ?
   
 

Notre école de golf fonctionne deux fois par semaine, le mercredi et le samedi. Nous dispensons des cours collectifs de deux heures pour les catégories de 6 à 10 ans et 11 à 16 ans. On travaille tous les compartiments de jeu, à savoir le grand jeu, le petit jeu, le putting, le parcours et, bien sûr, la partie théorique concernant les règles et l’étiquette. La stratégie n’est pas en reste puisque  toutes les situations probables sur le parcours sont analysées  techniquement.

Nous sommes équipés d’appareils vidéo qui nous permettent de visualiser toutes les positions de la balle sur le parcours.

   
  Quelle est votre méthode d’enseignement ?
   
 

Je travaille essentiellement sur le développement mémoriel des sens les plus utilisés pour un swing de golf, à savoir la mémoire visuelle, sensitive et musculaire en utilisant les cinq lois mécaniques.
Ma méthode est basée sur le relâchement. La mécanique du  geste permet de  réduire l’écart entre le practice et le parcours en jouant avec un swing solide et répétitif.

   
  Comment procédez-vous à la sélection des jeunes ?
   
 

J’accorde mon attention aux jeunes ayant une capacité réactive, une vivacité physique, musculaire et coordinatrice très prononcée. C’est à partir de là que ma détection commence.

   
  Y a t-il des compétitions interclubs à Agadir ou dans les villes des environs ?
   
 

Nous nous déplaçons à Essaouira où quelques joueurs étrangers nous donnent la réplique sur le beau parcours de Mogador. Dans le cadre de la Coupe du Trône, nous organisons des rencontres avec le golf du Soleil et celui du club Med. J’avoue que le peu de compétitions dans la région d’Agadir nous handicapent.

   
  Comment organisez-vous vos déplacements pour disputer les tournois Juniors ?
   
 

C’est notre club qui s’en charge avec l’aide du directeur, Liaoui Mohamed, et des mécènes qui mettent la main à la poche pour aider notre golf. Grâce aux efforts de certains bénévoles, nous arrivons à trouver des solutions à nos problèmes de déplacement en dehors d’Agadir. Je pense à Mr Kassabi et « notre  Madeleine », une femme dévouée, qu’on appelle « notre maman ». Ceci dit, je ne dois pas oublier notre président, le colonel major Kamili, sans qui cette école n’existerait pas. Tout le mérite lui revient.

   
  Quel est votre avis sur la dernière organisation du championnat du Maroc Junior ?
   
 

Je pense que  nos jeunes méritent mieux et que l’organisation doit être plus étoffée pour faire face au scoring, à l’arbitrage et aux départs. D’autres part, les caddys interviennent beaucoup trop sur le parcours, ce n’est pas normal. J’espère que le prochain championnat sera mieux organisé.