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Jean-Baptiste Gleize, l’artiste rêveur et réaliste concurrence la surpasser à oblige nous

   
  Jean-Baptiste Gleize est un businessman averti et ambitieux. Cela fait dix ans qu’il travaille dans l’univers du golf. Jamais à court d’idées, cet homme de 32 ans se montre prêt à relever tous les défis avec son associé de toujours pour devenir le meilleur !
   
  Commençons par vous… Jean Baptiste Gleize. Quand vous étiez enfant, rêviez-vous d’être golfeur ?
   
  Non, j’aurais plutôt été tennisman mais je n’ai pas persévéré. En fait, j’ai rêvé de faire des affaires très tôt, et j’ai eu ma première opportunité au Maroc en 2001, en reprenant une affaire de confection avec mon associé de toujours, Samuel Bijard que j’ai rencontré à la fac à Paris. Ce fut le début d’une longue collaboration.
   
  Qu’avez-vous fait ensuite ?
   
  Nous avons commencé à vendre des vêtements de travail sur le Souss, puis du sportswear pour arriver naturellement vers les golfs qui sont un des meilleurs marchés locaux, même si c’est un marché de niche. Nous faisions des polos et nos clients nous demandaient d’autres articles, alors je suis parti aux USA pour monter un bureau d’achat et créer des partenariats entre les USA et le Maroc. Je suis resté là bas deux ans et demi, puis je suis repassé par Paris pour finir un MBA en développement durable. Et, enfin retour au Maroc pour développer notre affaire. Nous avons lancé une chaîne de pros shop sous l’enseigne Green Atlas. Nous comptons aujourd’hui trois points de vente exclusifs: Samanah, Royal Golf Agadir et Sofitel Agadir. D’autres ouvertures sont en prévision dans le Nord en 2011.
   
   Comment expliquez-vous votre réussite ?
   
  Si Style Tex et Golden Souss, nos deux sociétés, marchent bien, c’est parce que nous plaçons le client au centre de nos préoccupations. En outre, nous essayons constamment de progresser, d’aller de l’avant et d’améliorer les choses. Nous avons aussi une bonne équipe, fidèle, qui progresse avec nous. D’autre part, nous investissons beaucoup dans les technologies que ce soit pour les systèmes d informations ou en lien avec la production. L’amélioration continue est notre leitmotiv. Mais notre volonté constante d’offrir à nos clients le meilleur produit reste le facteur clef de notre réussite. Nous allons à Casa, Shanghai, Orlando etc.… visiter toujours plus de fournisseurs pour rapporter le meilleur au Maroc.
L’expansion de notre groupe s’explique également par la croissance du Maroc en général et par l’explosion du secteur du golf en particulier. En effet, le nombre de parcours et le nombre de pratiquants est en pleine ascension.
   
  A quoi ressemblent vos journées?
   
  Lever tôt, coucher tard. Beaucoup de travail, un peu de sport. Le week-end, c’est différent, on prend plus le temps. Et nous avons décidé de nous mettre sérieusement au golf, mais nous manquons de temps.
   
  Vous avez été amené à rencontrer beaucoup de personnes. Y a-t-il eu une rencontre déterminante dans certains de vos choix professionnels ?
   
  Evidement, notre parcours s’explique avant tout par des rencontres. Mr Marrache et Mme Alami nous ont donné notre chance au départ au golf du Soleil. Puis nous avons pu travailler pour Mr Berrada au PGP et petit à petit, grâce à ce cautionnement, nous avons travaillé de manière plus ou moins suivie avec tous les acteurs du golf au Maroc. Récemment, j’ai rencontré Mrs Sayah, Bachari, Chaïbi de l’ATH avec qui nous commençons à collaborer sur l’Atlas Pro Tour, le Trophée Hassan II et la Coupe Lalla Meryem. Enfin, nous avons aussi rencontré Richard Meyrieux et Robert Rault les responsables de Samanah qui nous ont fait confiance pour l intégralité de leur pro shop.
   
  Que pensez-vous de la concurrence dans votre secteur au Maroc ?
   
  L’arrivée de Golf Plus et Golf USA est une bonne chose pour le marché en général, la concurrence oblige à se surpasser. Nous aimons la compétition, d’autant plus que nous collaborons les uns avec les autres. Si nous importons comme tout le monde des marques étrangères de prestige, nous essayons aussi de créer une marque de golf locale avec une identité marocaine marquée. Pour cela, nous allons être aidés par de jeunes créateurs Marocains comme Mima (Meriem Bennani) qui va nous dessiner une ligne de golf. Ainsi nous aurons la première ligne de golf créée et fabriquée au Maroc.
Notre site web www.golfmaroc.ma s’adressera au marché local, les prix seront en dhs avec possibilité de commander et à terme de payer en ligne. Nous avons déjà 1000 golfeurs marocains membres de notre programme VIP et les demandes sont nombreuses.
   
  Votre métier vous a t-il obligé à des sacrifices ?
   
  Evidemment. No pain no gain !
   
  Quelle serait la chose que vous auriez envie de faire si vous arrêtiez votre business aujourd’hui ?
   
  Du golf mais côté sport !!
   
  Comment voyez-vous l’avenir du golf au Maroc ?
   
  Personnellement, je suis plutôt serein. Le golf est de plus en plus entre les mains de professionnels au Maroc. Les problématiques sont prises en compte dès la conception (écologie etc..) et le développement bien que très rapide est bien encadré. La gestion des pros shop aussi s’améliore et, à ce titre, la reprise en main des pros shop comme l’Amelkis par de nouveaux managers comme Khalid Dahani est une bonne nouvelle. Nous allons dans le bon sens en termes de business d une manière générale. Maintenant, rien n’est joué et la compétition est internationale. Mais je pense que le Maroc est bien armé pour cette compétition.