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Interview avec Guy Forget, Champion de tennis français et capitaine de l’équipe de Coupe Davis

"Le Maroc est un pays de champions
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Le tennis français a connu son époque de gloire avec les « Mousquetaires » de René Lacoste et, plus tard, les Noah, Tulasne, Leconte et Forget qui ont hissé le drapeau tricolore au rang des nations ayant remporté à deux reprises la Coupe Davis. Dans ce genre d’épreuve, le match des doubles est crucial. C’est à cet exercice que Guy Forget a forgé son talent pour devenir un joueur redoutable et remporter le fameux saladier d’argent, en 1991 et 1996. Guy Forget a aussi confirmé son talent de meilleur joueur français dans les tournois du grand chelem et du circuit de l’ATP.

Ce natif du Maroc (né à Casablanca, le 4 janvier 1965), n’a pas oublié son pays de naissance, car le Maroc lui rappelle les douces années que ses parents ont vécu dans ce  royaume. Depuis, Guy Forget est devenu un passionné de surf et de golf, et sa destination préférée est bien entendu le Maroc. Et c’est à notre magazine, « GOLF DU MAROC », qu’il a accordé cet entretien réalisé au Pro Am Lacoste International qui s’est déroulé à Djerba (Tunisie) au mois de novembre dernier.

 
  Vous êtes à Djerba en qualité de tennisman ou de golfeur ?
   
 

Les deux à la fois. Je suis aussi ambassadeur de la marque Lacoste, le sponsor incontestable du tennis et du golf dans l’Hexagone. Nous sommes venus en Tunisie pour donner un coup de pouce au développement de ces deux sports et renforcer les relations entre la marque du crocodile et le pays qui nous accueille.

   
 
Avez-vous joué ou rencontré nos joueurs de tennis marocains sur les différents circuits de l’ATP ?
   
 

Bien sûr, je les connais bien et j’ai beaucoup d’admiration pour eux. Les Younes El Aynaoui, Hicham Arazi et Karim El Alami sont braves et ont su se faire une place dans la jungle du circuit pro grâce à leur courage et leur travail et ce sans bénéficier du soutien qu’ils méritent. Dans n’importe quel sport de compétition, le talent ne suffit pas, il faut s’expatrier et tenter sa chance dans les épreuves internationales. Le Maroc est réputé pour être un pays de champions, je pense au football mais surtout à l’athlétisme, et je ne citerai qu’un nom, celui de Hicham El Guerrouj. Il ne faut pas rêver, le sport nécessite une sacrée infrastructure, beaucoup de moyens et une volonté politique. Mais nul besoin d’être riche, l’exemple de la Jamaïque est à ce titre éloquent.

   
 
Nous avons vu durant ce Pro-Am Lacoste International que vous jouez bien au golf. Est-ce après le tennis votre seconde passion ?
   
 

Effectivement, je me donne au golf avec passion et amour. C’est un sport qui a des similitudes avec le tennis, surtout au niveau mental. C’est aussi un sport indomptable, ce qui en fait son charme. Le surf est mon autre passion et je viens souvent au Maroc pour l’assouvir.

 

 

  Quelles sont aujourd’hui vos activités professionnelles ?
   
 

J’ai  mis fin  à ma carrière de joueur professionnel, je fais du consulting aussi bien sur la chaîne de télévision Canal Plus qu’au sein de la Fédération Française de Tennis en tant que capitaine d’équipe. Et j’entame bientôt l’organisation de tournois de tennis avec un Junior Tour.

   
  Comme vous êtes un champion de grande expérience, quels conseils prodiguerez-vous aux jeunes qui veulent faire du sport professionnel ?
   
 

Les disciplines ne se ressemblent pas toutes. Au football, il faut être talentueux dès la catégorie junior, alors que dans d’autres sports, il faut beaucoup de sérieux et de travail pour atteindre l’excellence. Je le répète toujours, le talent ne suffit pas, il faut beaucoup de travail, de rigueur, de sérieux et ne pas se bercer d’illusions des premiers succès.