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Depuis des lustres, il est avéré que le sport est avant tout une discipline qui forge le corps et le caractère de l’homme, lui donnant le goût de l’effort et du dépassement de soi. « Mens sana in corpore sano » : un homme sain dans un corps sain.
Le sport concerné se pratique en général dans un espace dépendant d’une association où les sociétaires s’adonnent à sa pratique. Ils peuvent également s’entretenir de la gestion et du développement du club dont ils sont adhérents. La vie associative est source de citoyenneté car le Club est un véritable espace de dialogue où l’on peut retrouver les valeurs essentielles de la vie en commun : la rigueur morale et la courtoisie.
Pour qu’un Club puisse prospérer il faut qu’il développe chez ses membres le sentiment d’appartenir librement à une communauté, faute de quoi le Club risque de devenir une sorte de coquille vide….
Je voudrais prendre pour exemple le club dont je suis adhérent qui est le Club de Golf de la capitale économique, le Royal Golf d’Anfa Mohammedia.
Parmi ses quelques 4.500 membres, rares sont ceux qui participent activement à la vie du club et ce malgré les efforts louables du Comité actuel.
La dernière assemblée générale extraordinaire avait pour objectif de proposer aux membres des améliorations des statuts.
Elle s’est malheureusement clôturée sur un échec manifeste qu’a démontré le résultat des votes.
Les statuts du RGAM proposés avaient fait l’objet de longues études et avaient été mis préalablement à la disposition des membres pour consultation.
Le scrutin par liste tout autant que les autres formules, ayant leurs adversaires et leurs partisans des voix se sont manifestées pour privilégier la vocation principale du RGAM : le Golf.
La question posée était simple : faut-il opter pour une élection au scrutin par liste avec en tête un président ayant le soutien de la majorité des adhérents ou revenir à un scrutin uninominal et permettre ainsi aux bonnes volontés existantes de contribuer à la vie du club.
Les adversaires du scrutin uninominal présupposent l’impossibilité pour des hommes de bonne volonté de s’unir, loin des coteries, pour gérer le club pour le bien des adhérents. Ont-ils tort ou raison la question reste posée.
Force m’est de constater en tant que golfeur attaché à mon club que sur les 4500 adhérents du RGAM dont 2000 membres ont été appelés à se prononcer, seuls 128 membres ont exprimé leurs vœux avec 37 abstentions. Seuls 71 votants ont voté en faveur du scrutin uninominal
Soit 3%, du corps électoral, ce résultat se passe de commentaires…
Il doit nous interpeller et créer chez nos dirigeants et nos membres un sursaut de civisme salutaire.
Nous devons nous interroger sur cette désaffection, et sur les raisons qui la motivent.
Optimiste de nature, je reste persuadé que nos dirigeants actuels ou futurs auront à cœur d’analyser les raisons de ce désintérêt et s’emploieront à trouver les voies et moyens pour reconstruire cet esprit Club qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui.
C’est mon Vœu le plus cher.
Mani Benjelloun
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