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17ème Coupe Lalla Meryem
Kamasova crée la surprise
Personne n’attendait la Slovaque. Elle-même fut surprise de sa victoire. En tout cas, Zuzana Kamasova a vécu au Golf du Soleil d’Agadir un joli conte de fées.
Kamasova zuzana
la gagnante de la 17ème coupe lalla meryem RECEVANT le trophée DES MAINS DE SAR le prince Moulay rachid.
Quand Zuzana Kamasova est arrivée à la salle de presse installée au Golf du Palais Royal, elle a illuminé l’assistance de son sourire. La Slovaque avait de quoi être radieuse. Pour la première de sa carrière, elle remportait un tournoi du circuit européen féminin. Elle, l’inconnue de Bratislava, venue disputer la 17e Coupe Lalla Meryem grâce à une invitation. Aujourd’hui s’ouvrent une nouvelle carrière, une nouvelle vie, de nouveaux enjeux : la perspective de jouer tous les tournois du circuit, de disputer l’Evian Masters, l’Open britannique et la finale de la saison à Dubaï.
Personne n’attendait la Slovaque au départ du tournoi. Tous les regards étaient plutôt tournés vers Kristie Smith, Trish Johnson ou Becky Brewerton. D’ailleurs les deux premiers tours respectaient la hiérarchie. Sous une chaleur étouffante et dans un vent gênant, le golf du Soleil subissait les assauts de Kristie Smith, l’Australienne prenant la tête du tournoi avec une carte de 67 (-5). La leader avait bien fait les choses. Elle était à Agadir depuis une semaine avec son ami, un caddy expérimenté, et reconnaissait centimètre par centimètre ce par 72 de 5 581 mètres. Le lendemain, Anne-Lise Caudal s’emparait de la tête du tournoi à la faveur d’un 2e tour en 70. Celle qui avait amusé tous les jeunes gosses durant le clinic, animé avec beaucoup de brio et d’humour par Thomas Levet, avait décidé de passer aux choses sérieuses. Mais elle n’était pas seule en tête. A ses côtés, Zuzana Kamasova, 32 ans. C’est là q ue toute l’histoire commençait. Pour la deuxième journée consécutive, la Slovaque dont le seul fait d’armes était une 8e place à un open en Chine, n’avait toujours pas concédé de bogey !Elle était la seule. Elle en était la première étonnée : « C’est mon deuxième tour d’affilée sans bogey. Cela fait des années et des années que cela ne m’était pas arrivé ». Remontée à la 10e place, Maha Haddioui avait largement rempli son contrat : passer le cut. Maintenant, elle pouvait laisser aller son talent et montrer aux Européennes que le Maroc a du potentiel. Au troisième tour, Kamasova continuait sa jolie balade au Soleil. Cette fois, elle concédait quelques bogeys mais qu’importe, son finish balayait ses quelques doutes : trois birdies sur les cinq derniers trous, une troisième carte d’affilée sous le par et, surtout, quatre coups d’avance sur l’Australienne Sarah Kemp et l’Anglaise Kiran Matharu. Pour ses derniers 18 trous à jouer, les plus importants de sa carrière, Kamasova avait établi son plan de jeu pour le dimanche : « Jouer un coup l’un après l’autre, ne pas me projeter dans l’avenir. Et comme je n’ai jamais été leader d’un dernier tour, je n’ai rien à perdre ».
Et le conte de fées continuait. Zuzana Kamasova s’accrochait à son avantage à coups de birdie pour compenser son trop plein de bogeys, résistait au retour de l’Allemande Caroline Masson, et assistait par leaderboard interposé à l’incroyable 4e tour en 66 (-6) de la jeune amateur Française Alexandra Bonetti qui finira 2e ex-aequo. Loin devant Maha Haddioui qui finira pourtant à une très belle 25e place. La Gadiri regrettera longtemps son 3e tour où tout est allé de travers. Quand elle se trouva au départ du 18, un par 3 de 153 mètres ceinturé par de l’eau, le cœur de Zuzana Kamasova battit très vite. Un simple coup de fer sur le green ou près du green suffisait pour gagner. Elle le réussissait et enquillait le putt. Elle était la seule joueuse sous le par pour le tournoi. Elle pouvait alors se laisser aller à son bonheur et le communiquer à son pays où le golf est encore très confidentiel. « Il n’y a que 6000 golfeurs et ce n’est même pas considéré comme un sport. Vous voyez l’ampleur de la tâche », concluait Zuzana Kamasova en serrant très fort dans ses bras le trophée de la Coupe Lalla Meryem.
Alexandra Bonetti
Matharu Kiran

Caroline Masson, Zuzana Kamasova, Anne-Lize Caudal
Maha Haddioui a l’étoffe d’une grande championne
Pour Maha Haddioui, la Coupe Lalla Meryem était la compétition la plus importante de l’année. Pour deux raisons : la première, était qu’elle disputait son premier vrai tournoi du circuit européen depuis l’épreuve des cartes en décembre dernier ; la seconde, c’est que la Coupe Lalla Meryem se déroulait sur le golf du Soleil d’Agadir. Le golf où elle a fait ses premiers swings, la ville où elle a fait ses premiers pas. Dès qu’elle franchissait la porte du club, les gens la saluaient, l’encourageaient car Maha est la figure du club, la championne que tout le monde suit avec attention, avec affection. Clubs en mains, elle n’avait pas grand-chose à envier aux filles du circuit européen. Il lui manquait juste l’expérience et la science du petit jeu qui fait la différence dans les grands moments. Passée pro à la fin de l’année 2010, Haddioui doit surtout se battre pour pouvoir jouer. Trouver des invitations pour les tournois du circuit européen féminin (elle en a déjà décrochées à l’Open du Portugal, de Slovaquie et d’Allemagne) et disputer les épreuves du Generali Tour en France pour avoir du temps de jeu en tournoi.
Sur son golf du Soleil où elle a déjà réussi des scores de 67 quand elle était amateur, la Gadirie n’a pas pu battre son record en raison du vent assez fort qui a perturbé les proettes mais elle a montré un sens du jeu et une volonté inconnue jusqu’alors dans le golf marocain en se classant 25e après quatre tours, à six coups au-dessus du par. C’est à Boca Raton (Floride), au contact de l’université américaine où elle a fait des études de business international que Maha a appris l’efficacité et le volontarisme. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si elle veut à terme jouer aux Etats-Unis, le pays du « Yes, you can », évoluer sur le LPGA Tour, retrouver ses copines de fac et ses adversaires des joutes universitaires.
Il semble qu’avec Maha Haddioui, le Maroc tienne enfin l’oiseau rare. Une championne capable de s’imposer, à l’image de Zuzana Kamasova, vainqueur de la 17e Coupe Lalla Meryem. C’est juste une question de temps. Laissons Maha grandir, s'affirmer, se réaliser. Laissons à cette pépite le temps de briller.

Maha Haddaoui avec sa maman
Un Pro Am de charme et de la mise en train
A la veille du premier tour de la Coupe Lalla Meryem, un Pro Am a été organisé avec vingt huit équipes se composant de trois amateurs et d’une proette. Ce Pro Am de tradition a un double avantage : il permet d’une part aux joueuses professionnelles de faire une dernière reconnaissance du parcours avant le premier tour et, d’autre part, aux amateurs dont la majorité sont des invités des sponsors, de vivre une belle expérience en faisant équipe avec des proettes et de profiter de leurs conseils et de leurs encouragements.
Seule Fouzia Semlali a réalisé un trou en un, à la stupéfaction de la proette qui l’accompagnait.
C’est incroyable le golf, c’est le seul sport qui permet à un amateur de faire un meilleur coup qu’un pro. Stupéfant, non ?
Trois équipes se sont distinguées lors de cette journée ProAm, réalisant un score ex-æquo de 58, départagées sur les trous du retour. C’est l’équipe composée d’Abdelkrim Guergachi, Saâd Laachfoubi et Samir Zenagui, menée par l’Italienne Diana Luna, qui a remporté le Pro Am, suivie de près par l’équipe de Veronica Zorzi (Italie), Imad Chentouf, Tracy Sun et Jamal Ait Menna.
Enfin, la troisième position est revenue à l’équipe menée par l’Américaine Allison Walshe avec Inès Laklalech, Houria Abadi et Khalifa Berramil.
Les ladies se ruent vers les greens ensoleillés du Golf du Soleil

La proette Georgina Simpson avec des amatrices

Fouzia Semllali auteur d’un Hole in one avec Maha Haddioui entourées par la direction générale du Figaro MM Morel et Mougeotte
CLINIC de Golf sous le label lacoste maroc
Un Clinic organisé par Lacoste a été animé avec succès par le champion français Thomas Levet en faveur des jeunes issus des écoles de golf d’Agadir. En collaboration avec les proettes Anne-Lise Caudal et Tania Elosegui, Thomas Levet a su faire vivre cette démonstration avec beaucoup d’humour, ce qui a amusé les jeunes qui ont suivi ce show avec beaucoup d’intérêt.
ELLES ont dit !
Mounira Melou et Camille Volker Mougeotte,
« Une amitié sincère nous lie au Maroc »
Lors du Trophée Hassan II à Agadir, nous avons rencontré Camille Volker ( à droite ci-dessus ), une femme très sensible au paysage de palmiers et d’eucalyptus. La musique maghrébine lui provoque des émotions ineffables. Il n’y a que les femmes de cœur qui peuvent parler d’Agadir avec un tel enthousiasme :
«Pour nous, les anciens adeptes de Marrakech et d’autres villes impériales du Maroc, Agadir n’est pas une nouvelle destination. Mon mari et moi sommes des récidivistes. Il n’y a pas une année qui passe -et cela dure depuis six ans- où nous ne séjournons pas à Agadir. Tantôt vue sur l’Atlantique où nous admirons les vagues de l’océan roulées par le vent, tantôt vue sur greens où mon mari joue ses 18 trous quotidiens. Moi, par contre, j’alterne entre le bien-être et les promenades dans cette ville où les gens sont très gentils, souriants et combien hospitaliers. Le Maroc est un beau pays qui nous a adoptés et nous nous sentons heureux auprès de ce peuple marocain généreux, affable, jovial et toujours le cœur sur la main. Les ‘Gadiris’ ont un magnifique recul sur les choses qui nous semble important. Ils placent la relation humaine au-dessus des choses de la vie. Sincèrement, je les admire… !»
La présidente du LET Mme Alexandra Armas
& le vice-président de l'ATH Mustapha Zine, ont été parmi les premiers dirigeants à féliciter la slovaque KAMAZOVA qui a déclaré après sa victoire : «je suis très émue d'avoir gagné ma première victoire au Maroc et je compte bien revenir défendre mon titre l'année prochaine».
Virginie Lagoutte-Clément, proette française (N° 6 au classement LET 2010) n’avait la tête que pour sa fille Victoria 2ans. D’une sympathie contagieuse, elle nous a déclaré « C’est toujours un bonheur pour moi de venir au Maroc et de participer à la Coupe Lalla Meryem. Cette année, j’ai fait le voyage en famille, avec mon mari, Sébastien qui est aussi mon caddy et ma petite Victoria, une future championne qui, déjà à son âge s’intéresse beaucoup au golf »
Les insoliates







Cérémonie Royale du Palmarès
A l’issue du 2ème trou de Play Off qui opposait les trois meilleurs premiers ex-aequo du Trophée Hassan II au Golf du Palais Royal, SAR le Prince Moulay Rachid a remis les trophées au vainqueur du Trophée Hassan II, l'Anglais David Horsey, et à la gagnante de la Coupe Lalla Meryem, la Slovaque Zuzana Kamasova. Son Altesse Royale a également remis les 2e prix du Trophée Hassan II à Rhys Davies et Jaco Van Zyl, et pour la Coupe Lalla Meryem, à la française Alexandra Bonetti (amateur) et à l’Allemande Caroline Masson. Au podium également, les amateurs vainqueurs de l'Alliance pro-am du Trophée Hassan II : Hennie Otto et Zaari Mamoune en net et Rhys Davies et Mazamischi Ito en brut. Pour la Friendship Cup, la récompense est allée au team japonais composé de Tara Delaney, Mazamischi Ito, Koji Imashige et Kaoru Sakuma en brut et au team marocain Hicham Khaneboubi, Mhaoud Khalid et Mamoun en net.





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